mercredi 25 avril 2007

25 avril 2007 Haarlem toujours!

Et oui, je suis restée un peu suite a des problèmes informatiques qui m'empêchaient de vous envoyer correctement mes messages. Je le fais a présent depuis la GerritVeld Academie et leurs Mac marchent tres bien! Une école de beaux arts, ça fait vraiment rêver...toute cette place, ce matériel, cette créativité, cette gentillesse. C'est l'un des bâtiments sur la photo.
Je repars demain matin, toujours vers le nord, le long de la plage, puis vers Calantsoog, je bifurquerai vers le nord-est en direction de Den Oever.
De la, je devrai prendre un bus jusqu'à Hoorn, il n'y a plus de chemin, et traverser un grand polder. Mais ca, c'est déjà trop loin...au moins dans 5 jours!
a très bientôt.

22 avril 2007- Haarlem - 262eme km


J'ai fais vite malgré le manque de balisage, voir les contradictions de directions et j'ai traverse les bois de vieux chênes en 4h45 pour 22km. C'était dimanche matin, un nouveau dimanche sur le chemin, et si beau que des 7h du matin les gens couraient ou pédalaient sur les pistes.
Je peux maintenant me poser un peu. Laisser passer les nuages, travailler avec Calypso et vous dire a la prochaine fois...que je trouve un ordinateur!

21 avril 2007-quelque part dans les dunes avant De Zielt-240eme km

Encore une superbe journée très ensoleillée mais variée en températures. Nuit glaciale, tente givrée au matin, matinée bien chaude (mains et bras brulés par le soleil) puis le vent du Nord s'est levé et j'ai eu franchement froid même en marchant avant de trouver refuge dans un logis de chevreuil, sous une aubépine. Je suis, cette fois, a l'abri du vent et des gelées. Les cervidés se frottent visiblement les bois sur les arbres ici, ils sont tout écorcés à la base.
On entend bien l'aéroport tout près de Haarlem où j'ai rendez-vous demain a midi avec C, S, K.
Je dois absolument 'decoller' à 7h pour parcourir les 20 km jusqu'à eux.
J' avais aussi la possibilité de rester chez des amis à Katwijk, mais je n'ai pas eu envie : trop de beau temps pour s'enfermer. Ai dépensé une fortune pour un repas chaud sur la plage et déçue de voir arriver des carrés de poisson frit avec frites au lieu du filet pommes vapeurs attendu...
A présent que j'ai trouve mon rythme et que le podomètre que j' utilise pour la première fois m'aide a évaluer mes journées, je sais que je mets 1h pour faire entre 4 et 4,5km. Je m'arrête 10mn toutes les 2h et ma journée se passe comme un salarie aux 35 heures entre 8h et 17h, le temps de bosser 30-35km. Pas mal comme travail, non?

les dunes étaient vraiment très belles jusqu'à Katwijk on ne voyait ni la mer (pourtant à gauche), ni les tulipes (surement à droite dès le premier tour) tant elles sont larges à cet endroit. Un beau sable jaune coule de ces presque collines de 20-25m de haut. Au pied, souvent une marre encore humide accueille les oiseaux et abreuve les vaches rousses aux longs poils et grandes cornes.
On patine un peu, ce n'est pas commode d'avancer mais on comprend encore mieux la mécanique des fluides et on rêve des vrai désert africains...
Ce soir, c'est un sentier en brique qui traverse les dunes, l'un des ces sentiers au profil bombé qui obligent à marcher alternativement d'un côté et de l'autre au risque de tensions musculaires désagréables. Penser à regarder derrière soi en traversant, à cause des vélos. Ils ont vraiment toutes les formes les cyclistes et partout nombreux. Du coursier solitaire ou en meute comme chez nous, aux familles emmêlées sur une machine, ou encore le couple de retraites. C'est la raison de ces chemins 'en dur'.
Mais de marcheur comme moi, je n'en ai vu aucun. D'ailleurs, il n'y a pas de tentes dans les campings, je me demande si je ne suis pas seule à utiliser ces GR...

21 avril 2007-quelque part dans les dunes avant De Zielt-240eme km





20 avril 2007-Vlakte van Waalsdorp-207eme km

Je me suis posée entre les dunes à quelques mètres du chemin, dans un creux de lapin. Pratique les petites tentes. En me dressant sur mes pattes de derrière, je peux voir passer les gens, mais il n'y en a pas.
L'eau, la nourriture, le temps ensoleillé et venté, les douleurs, tout est en ordre.
Ce matin était magnifique au-dessus des serres en contre jour avec le soleil levant, puis la marche sur la grande plage vers La Haye. La ville, hormis les poissons fumés sur le port, est une abomination pour le marcheur. Le bord de mer est une succession de baraques à frites et a graisse à couper le souffle. Je n'ai rien voulu visiter, pour retrouver les bois. Le problème d'arriver dans les grandes villes, c'est le décalage de rythme, d'allure, de condition presque. Et on attire l'attention. Je déteste.
évoquons plutôt les moments de délice. C'est lorsque j'utilise un objet qu'un ami m'a donné. Je pense alors à lui, ou à elle. Tous les jours, forcément : les délicats sachets de thé des écrivains de Delphine contribuent sûrement à mon inspiration, les carrés de pétrole de Sandrine servent a réchauffer l 'eau du thé, la serviette sèchetresvite d'Aline et Laurent ne servira pas ces 2 prochains jours puisqu'on ne se lave pas dans les dunes, mais je pense à eux quand même (au passage, je signale à tous que vos commentaires sur ce blog sont publics...attention a ce que vous y écrivez!)

Tous les soirs, j'ai mon petit jeu en montant la tente. Je l'avais prêtée à Julie lors de son aventure sur le chemin de Stevenson. Elle avait perdu une sardine et remplacée par une identique mais orange alors que toutes les autre sont grises. Je plonge la main dans le sac pour les ficher en terre et quand je tombe sur la sienne, je fais un voeux pour elle. Elle va être vernie!
Et plus tard, je vous parlerai de mon yoga!
Je fais chauffer la soupe aux nouilles avant que le soleil ne disparaisse.

20 avril 2007-Vlakte van Waalsdorp-207eme km


19 avril - Hoek van Hollande

Hier j'étais a Brielle, belle ville fortifiée qui m'a donne l'occasion d'écrire mon premier message sur le blog avant de me rendre compte que je ne disais peut être pas la vérité dans ce message. Quand je marche, je ne suis pas un être poétique du tout! Je ne pense qu'à mes douleurs, qu'à la nourriture, à l'eau et enfin un bon endroit pour dormir. Je suis un animal instinctif qui calcule et cherche la facilité. Toutefois, si je vois de belles choses, elles me touchent, mais je me sens un peu incapable de décrire ce que je vis vraiment dans l'instant. Aujourd'hui, par exemple, qu'ai-je vu? Les abords d'une zone portuaire qui devance Rotterdam (Rosenburg), des lignes droites bordées de peupliers, de digues à gauche, de clôtures à droite, ou l'inverse. Parfois cette ligne droite traverse un joli bois et on oublierait presque le complexe industriel où des remorqueurs charrient 10 péniches sur une seule barge, et les immeubles derrières les arbres.
Je pense à tous ces lapins qui gambadent dans le vide sidéral des pelouses inter-routières. Ils ont l'air contents.
Je pense que j'ai mal a l'épaule et que si je plaçais la gourde au milieu du sac ça règlerait peut être le problème.
Je pense que je mangerais bien un bon plat de Mike et je pense à l'eau qui vient, qui va, élément fluide par nature. On parle de détourner le cours du Rhin ici, pour éviter la montée des eaux au niveau du delta que je viens de traverser, montée due à la fonte des glaciers...
Mais de poésie, point. J'avoue que j'en trouve un peu a force de fréquenter les campings. Les gens aiment s'entasser sur des pelouses sans ombre en bord de mer et il bichonnent leur petit univers miniature. blanche Neige, le chien en plastique le derrière en l'air la tête dans le sol, les plantes colorées. Tout ce petit monde semble accompagner le campeur qui n'oubliera pas les fleurs en plastiques sur la table, et qui va aux toilettes en robe de chambre. Je suis ici plantée dans un petit vide entre des rangées de caravanes elles-même enclavées dans une ville de serres. Cette superbe architecture fragile, transparente, un peu monotone, avec ses petits canaux tout autour, abords tondus par les chèvres, crée un grande réverbération et en plein soleil, je ne regrette pas mes lunettes de glacier!
Je pense à hier soir, à Brielle, camping De Meeuw, ce couple de français sur ces vélos où l'on pédale alongé et à leur chien berger noir et blanc comme on trouve sur les causses. J'admire la vivacité, la concentration, et le calme de ces chiens. Ils ont bien joué ensemble, c'était beau. Au matin, il est monté dans une petite carriole avec des fenêtres pour voir le paysage, derrière l'un des vélos. La plus belle vie du monde!

Au retour, je dois dessiner d'amusants points de vus qu'on trouve ici du fait de marcher en contrebas des digues. Apparaissent alors mouton, haut de clocher, frondaison d'arbres et tout le reste est au ciel. On a l'impression que les choses de l'horizon ont été mangées par l'horizon lui-même.
Je suis heureuse d'avoir choisi cette saison : les verts y sont innombrables et il règne une grande agitation dans les nids.
Je dois photographier ma petite tente perdue au milieu de ces caravanes et m'endormir au ricanement des mouettes, les 'meeuw'.

mardi 24 avril 2007

19 avril - 172 eme km - Hoek van Holland






















Mercredi 18 avril 2007 - 153 eme km

Ce jour la, je n'ai pas ecris...mais il ya des images.














Mardi 17 avril 2007 - 115 eme kilometre- Rockanje

J'ai parcouru aujourd'hui une distance record pour moi : 46,6km!
Je me suis aperçue que je n'étais pas sur la bonne voie après plus de 40km.
Le chemin suivait une route nationale et devait la traverser au niveau d'un café. Tout droit. Facile.
Je n'ai jamais trouvé le passage et emportée par mon élan ai continué...tout droit. Je frappe a la porte d'une maison, une mamie bleue ne parlant pas anglais me fait comprendre que si je continue dans la même direction, je trouverai le tunnel.
J'avance et me retrouve en plein champs avec la ville de Rockanje derrière moi et pas de tunnel. Une carriole a cheval s'éloigne, trop loin pour l'interpeler. Je reste un peu ébêtée au milieu du carrefour me demandant comment passer inaperçue dans ce paysage ouvert si je plante la tente...Je stoppe une voiture, 2 jeunes allemands sont encore plus perdus que moi malgré leur GPS. Je sens l'athmosphère changer, le silence s'installer, ils n'ont pas l'air de vouloir bouger, ils ont même arrêté le moteur... mais miracle la carriole revient! Les gens me proposent de me conduire jusqu'au fameux tunnel. Le rêve. Nous trottinons dans la fraicheur du soir, ils me laissent en toute simplicité. J'avance jusqu'au bois de Quakjeswater. Je monte vite la tente, j'ai les mollets en bois.
Il me reste juste assez d'eau pour le petit déjeuner mais rien a manger. Comme je me suis gavée au restaurant chinois au milieu de nulle part à midi, je n'ai pas faim.
Il faudra un jour que je décrive :
- le serveur ne parlant rien díntelligible
- la musique de fond reprise de folk americain a la flute de pan
- des tables roses er reches
- de la solitude dans ces endroits trop grands

Les oies passant au-dessus de ma tête en bavardant, un faisan outragé s'éloigne en regrettant que j'ai choisi son arbre préféré pour dormir dessous.
J'espère que ni sanglier ni humain ne viendront me chatouiller les pieds cette nuit.
Les villages, les canaux, les enfants sont si jolis.
Je lis un poème au hasard de mon anthologie et je dors.
Merci au cheval de m'avoir amenée jusqu'ici.

Mardi 17 avril 2007 - 115 eme kilometre - Rockanje











pile et face





















Haarlem very white







Mardi 24 avril-Haarlem- 262 eme km-
Bonjour les amis! Je suis arrivée a Haarlem dimanche midi et j'en repars demain matin. J'ai pu voir les résultats du premier tour à la télé, bien au chaud mais ce n'est pas le lieu d'en parler ici. C'etait surtout l'occasion de retrouver la famille, de tout laver, de faire le plein et de vous envoyer des nouvelles en passant par les ordinateurs de l'école des beaux arts d'Amsterdam! Les photos de cette page sont une sélection des 2 premiers jours en Zeeland sur ce fil de dune qui partage les eaux des terre, et sur ces routes-barrages.

mercredi 18 avril 2007

et le 4eme jour, Dieu crea internet

alors évidement, rien ne se passe comme prévu, même mon blog m'apparait en néerlandais, mais au moins j'ai trouvé une bibliothèque et un ordi pour vous raconter un peu. hélas, je ne peux vous laisser d'images pour cette fois, et encore mois de dessins, je n'ai pas le temps d'en faire! Il faut dire que des journées comme hier avec 46.6 km au compteur, ce n'est possible que de faire des photos au risque d'arriver de nuit au milieu des vaches...mais je vais peut-être y venir, à dormir avec les vaches, les noires plaines de gros poils de cette région de Brielle me paraissent chaudes et accueillantes.
Je disais donc, pas facile de trouver son chemin, un ordi, de l'eau, un camping en dessous de 20 euros, mais il fait très beau et je me sens ici à ma place.
Je vais vous envoyer livrer mes impressions au jour le jour en suivant mes notes écrites le soir au coin du bar ou du bois.

dimanche 15 avril OOSTKAPEEL - 30 km
j'avoue avoir eu du mal a démarrer ce matin après une demi-nuit a l'hôtel de Vlissingen, l'ambiance me rappelait Barcelone tellement les fêtards étaient bruyants!
Mike parti, j'ai longe le boulevard de la mer, a plat en me disant que si tout allait bien, j'aurai toujours la mer à gauche pendant ce mois de marche. J'ai l'impression d'être dans un immense parc d'une extrême diversité, pas du tout monotone. Ici, en Zeelande, on passe sur les dunes parfois vraiment très hautes mais étroites et à droite, les quartiers d' habitation, les tennis, les parcs aux chemins ratissés, les routes où voitures, vélos, chevaux et pietons ont chacun leur emplacement.
J'ai passé 4 villes dans la journée, c'est une densité pour une zone complètement inondée il y a 50 ans...Les faisans sont partout, et le lapins, et les chevreuils. Le vélos glissent et les enfants creusent leur tombes dans le sable en riant. C'est amusant de voir tout ce beau dimanche du haut de la dune. douce ambiance, intelligente organisation de l'espace jusqu'à l'étouffement, et la mer apaisée. Le sentiment de nature? Pas pour aujourd'hui.
J'ai aimé regarder les enfants pêcher sur le bord des lacs, l'ombre des oiseaux parce qur j'avais la flemme de lever la tête pour les regarder passer, la qualite du chemin sous les pieds très doux, les petits bougeons jaunis des hippophae encore gris, la coiffure de ma serveuse d'omelette et l'omelette avec sa petite salade délicieuse...par contre le calamar frit avec des frites frites pour ce soir, je ne suis pas certaine d'avoir fait le bon choix!

lundi 16 avril 14h45
je fais une pause pour faire sècher la tente trempée de la rosée du matin.
j'ai passé le grand barrage sur l'Escaut. 8km d'autoroute qui cache d'énormes lames de fer tenues par des tours de béton qui, de loin, m'ont donné l'impression d'une citadelle avec ses tours de guets. Ici, c'est de l'eau qu'on se protège, c'est la guerre depuis des siècles. Ca n'empêche pas les choucas de faire leurs nids dans les trous du béton! Rythme bruyant du passage des roues sur les bandes de métal, son a l'échelle du moteur. Balustrades rouillées, puis passage dans un non lieu vaste comme une plage un lundi, mais tout en asphalte et béton. Ou est l'estuaire? Sous mes pieds et quelque part dans la lumière du ciel.
Le sable se réfugie dans les creux de cette route qui dévale du haut de la digue jusqu'à la mer sur 200 m de large et 5 km de long, on cherche le detail dans cette immensité. Regarder devant, tout droit, ça aide à avancer, mais pas trop. Surtout ne jamais regarde en arrière, on deviendrait fou de réaliser une telle idiotie de marcher ici!

lundi 16 avril camping de Duinhove 37 km
je me suis perdue dans le bois, c'est drôle les balises ici dès qu'on entre dans les bois, elles disparaissent, alors il faut aller au hasard.
Que dire de ces campings si éloignés de mes planques sauvages habituelles? Des villages de chalets plastiques imitation bois où tout est miniature: les portes, les fleurs, les allées, les chiens. Mais je trouve là de quoi me doucher et a manger.

je dois arrêter, la bibliothèque ferme...
désolée de cette frugalité inattendue, mais il ne fallait peut-être rien attendre.
bonne semaine a tous.

dimanche 1 avril 2007

Bienvenue!



Vous êtes bien arrivé sur le blog de Sandrine. Pour ceux qui ne sont pas encore familliers de ce genre de communication, sachez que le principe est, pour ma part, d'envoyer de nouvelles, et que vous pouvez aussi m'écrire en cliquant sur "commentaires". En attendant le départ le 16 avril, faites un petit tour sur la page.

Le parcours et l'idée

J'entreprends un voyage à pied sur le fil de la terre entre ciel et eau, aux Pays-Bas.
Je pars à la rencontre de terres construites sur l’eau et de terres urbanisées bien que situées en dessous du niveau de la mer.
Je vais arpenter une géographie de la nécessité et de l’utopie.
Je vais contempler un pays en perpétuelle construction et déconstruction, pressé par la montée des eaux liée au réchauffement climatique.
En suivant l’axe sud/nord le long du littoral puis en s’engageant sur l’immense polder du Flevoland jusqu’au nord de la Friese, je vais tenter de capter les variations de cette lumière si particulière qui inspira tant de peintres.
A pied on peut s’approcher de ces choses très fines qui stratifient nos rêves. Le rythme le permet. Marcher sera comme écrire sur le sable une longe phrase fondée sur le réel -la terre et l’eau- et orientée vers la poésie -l’air, le nord.
Il s’agira de photographier, de dessiner, d’enregistrer des sons et...d’avancer.
Au retour, je composerai un album photo-poétique et reformulera «la marche sur l’eau» pour la partager avec vous.

Sur la photo satellite ci-dessus, j'ai reporté la frontière des Pays-Bas en blanc et mon trajet de Vlissingen à l'île de Schiermonnikoog en pointillés bleus le long de la côte.
On va bien s'amuser!

I am setting off to walk on the edge of the earth in between sky and water, in the Netherlands.

I would seek first to discover man-made islands and urbanised lands sitting below sea level.

My footsteps would wander along a landscape born out of need and utopia.

I would admire a country in a perpetual building and unmaking, struggling against the rising water, a global warming effect.

Following the south/north axis along the coastline, I would venture on the immense polder of Flevoland until the north of Friesland, attempting to capture an instant of this unique light that has inspired so many artists.

And then, walking would turn into a gentle touch with those subtle objects forming the layers of our dreams. The walking pace would unravel them.

Walking would be like writing on a long scroll of sand, while standing on the real landscape and gazing towards the surreal, the poetry.

It would be all about capturing the moment with a camera, drawing it, recording the sounds and …stepping forward.

Back home, I will weave the “Walking on water” pictures together in a poetic way, and will share it with you.


Liste du matériel

Pour les amateurs d'inventaires à la Prévert, voici ma liste du matériel emporté dans cette aventure.

Poids du sac à dos : 9 kg (dont 1kg de topo-guides...)

Poids du sac photo-son : 1,7 kg


1 - un sac à dos : Lafuma lady 50 litres. Dix ans et bien portant.

2 - un bâton : j’ai trouvé ce bambou sur le chemin de Saint-Jacques. J’aime l’idée de m’appuyer sur une herbe pour marcher…depuis dix ans. Renfort métallique.

3 - une tente : MSR microzoid monoplace, légère mais très petite.

4 – chaussures : Crispi tige basse, gore tex, semelle vibram. Neuves.

5 – couchage :

  • 1 duvet synthétique 0-5°C. Dix ans d’âge. Pas très chaud : je dors habillée.
  • 1 drap de soie.
  • 1 demi-matelas autogonflant Therm-A-Rest.

6 – Vêtements :

  • 1 cape de pluie
  • 1 veste gore tex
  • 1 micro polaire
  • 1 pantalon étanche
  • 1 pantalon mi-saison déperlant
  • 1 sous vêtement technique manches longues + rechange
  • 1 sous-vêtement technique manches courtes + rechange
  • 1 sous-vêtement technique pantalon (pour la nuit)
  • 1 foulard de soie
  • 1 paréo (pour faire turban et plein d’autres choses)
  • 1 culotte sans coutures + rechange
  • 1 soutien gorge sans armatures ni crochets + rechange
  • 1 paire de chaussettes + rechange
  • 1 paire de gants fins
  • 1 paire de lunettes de glacier (j’hésite…)

7 – Cuisine :

  • 1 gamelle et son couvercle
  • 1 cuillère
  • 1 réchaud Esbit + recharches pour le mois
  • 1 briquet
  • 1 paravent récupéré sous une pizza surgélée
  • 1 gourde Platipus 2 litres
  • 1 couteau suisse 7 pièces

8 – Alimentation : (je porte uniquement le petit déjeuner, on trouve des villages tout le long du chemin)

  • 5 sachets de Yogi tea ‘rooibos’
  • Gruau d’avoine en flocons pour une semaine
  • 300gr de lait entier en poudre
  • 6 barres de céréales et 4 tranches de pain d'épices
  • 4 bouillons cube
  • 250g miel liquide

9 - Trousse de toilette :

  • 1 brosse à dent pliable
  • 1 dentifrice échantillon
  • 1 petit flacon de shampoing
  • 1 morceau de savon de Marseille (servira aussi pour la lessive)
  • 1 tube de crème visage
  • 1 peigne + élastique de rechange pour mes cheveux longs
  • 1 pince à épiler
  • 1 serviette « peau de chamois »
  • 1 coupe ongle et lime à ongle

10 – Pharmacie :

  • 4 comprimés de Doliprane
  • 4 comprimés de Nurofène
  • 3 comprimés de Spasfon
  • granules d'Arnica 5CH (homéopathie)
  • Pansements, compresses
  • 1 divacup (pour celles que ça intéresse : www.divacup.com )
  • 20 gélules fer/cuivre (carence personnelle fréquente)
  • 1 baume du tigre
  • 1 stick à lèvres IP40

11 – Kit utile qu’on n’utilise presque jamais mais qui peut vraiment servir

  • Fil et aiguille à coudre (y compris les petites plaies)
  • 1 couverture de survie
  • 1 bout de ficelle (1mètre) pour faire sécher des chaussettes un peu partout
  • 1 sifflet
  • 1 paire de lacets de rechange pour les chaussures de marche
  • 2 pinces à linge
  • 2 épingles à nourrice
  • Carte d’identité
  • Carte de sécu européenne
  • Carte bleue
  • Des billets dans un petit porte-monnaie
  • Téléphone portable + chargeur
  • 1 boussole
  • 1 podomètre
  • 1 lampe frontrale Petzl micro

12 – 5 topo-guides et 1 anthologie de la poésie française de G. Pompidou

13 – Matériel de dessin

  • 1 carnet à dessin
  • 1 criterium épais noir et 1 criterium fin noir
  • 1 feutre fin noir et1 feutre épais noir
  • 3 crayons aquarelle (rouge, bleu, jaune)
  • 1 pinceau aquarelle

14 – Matériel images et son

  • 1 appareil photo numérique Fuji Finepix E900
  • 1 mini tépied
  • 1 chargeur de batteries photo
  • 1 adaptateur carte
  • 1 mini disc Sony HiMD
  • 1 micro Sony + bonnette anti-vent fabrication maison
  • 1 chargeur de batteries MD
  • 4 piles de rechange
  • Jumelles


Premier blog

Partir marcher c'est un peu s'isoler du monde pour mieux le resentir. Alors n'y a-t-il pas un paradoxe à vouloir tenir un blog? Comment, régulièrement, trouver un cyber café? Aurais-je seulement envie de les chercher? Toute la journée la tête dans la ciel, il me sera peut-être difficile d'émerger devant un écran. Je ne sais pas.
Cela aussi fait probablement partie de l'aventure moderne.
Et puis je serai en Hollande, pas au fond d'un plissement himalayen...
Quoiqu'il en soit, l'écriture, le dessin, la photo, le son, feront partie de mes activités et si ce n'est pas assez riche ici, ça le sera au retour!
En attendant le départ, je vais commencer par essayer de trouver quelques personnes sur place qui voudront bien répondre à mes petites questions concernant les digues, les marées, les oiseaux, ou encore la qualité de la lumière. J'ai découvert ce matin l'existence d'un documentaire intitulé "Dutch light" le site est dans les liens, c'est passionnant!
Il faudra quand même que je prenne garde à ne pas tomber dans le piège d'une expérience trop intellectuelle, comme peut-être le laisse entendre le texte de mon annonce du premier message.
Je veux juste aller voir ces lieux de friction entre l'eau, le ciel, la terre et les ambitions de l'Homme face à des milieux très forts. Et marcher pour prendre le temps de regarder et de resentir.
Je vais demander au vent de chasser le trop de pensées.

Travail précedent


ce qui a disparu, originally uploaded by sandrine_cnudde.

Pour ceux qui ne connaissent pas mon précedent travail, cliquez sur la photo pour aller sur le site de flikr où mes photo-poèmes sont regroupées en une série que j'ai intitulée : "Petites illusions su la Nature/Humaine". Et pour ceux qui sont dans ma région, allez voir l'expo 7 rue de la Fontaine à Saint Quentin la Poterie jusqu'au 30 avril 2007.